Quand tout s’arrête : comment renforcer notre « résilience » ? Relocalisation de certaines production, circuits courts ou autosuffisance…

La crise sanitaire causée par le covid19 a été un révélateur de nos fragilités, mais aussi un laboratoire de nouvelles pratiques. En quelques jours, des filières de « production locales » (comme les visières et masques réalisés par le Fablab de la Mine) et des « circuits-courts » entre commerçants et consommateurs se sont réorganisés.

Au delà des circonstances, cette période a montré la nécessité de repenser durablement les organisations des entreprises. On peut aussi mesurer les bienfaits de ce coup de stop ou de frein aux échanges économiques sur les pollutions et la qualité de notre environnement. Des évolutions seront nécessaires au plan européen et des Etats – notamment pour relocaliser les industries de la santé – mais aussi au plan de notre région comme dans les solidarités entre les franges agricoles de l’Ile-de-France et les quartiers urbains et peut être aussi à l’échelle de la Ville. C’est l’objet de ce 1er forum. Quelles sont les expériences ? Quels sont les besoins ? Quels sont les projets qui pourraient être imaginés ? 

La discussion est ouverte. A vos réflexions ! A vos idées ! A vos propositions !

Image : distribution de l’AMAP Les Paniers d’Arcueil, avril 2020

7 pensées sur “Quand tout s’arrête : comment renforcer notre « résilience » ? Relocalisation de certaines production, circuits courts ou autosuffisance…

  1. Inconnu Répondre

    Oui il faut relocaliser les productions. Cela se pose au niveau national, mais aussi au niveau de la ville

  2. Christophe Répondre

    Oui la question de la relocalisation de l’industrie de la santé est bien sûr posée, ce doit être une industrie stratégique. Sans même parler des emplois de cette industrie, également à relocaliser.

    La question alimentaire est aussi posée. Comme le dit Sophie dans son itw les maraîchers et certains producteurs n’arrivent plus à vendre, alors qu’ici nous faisons l’expérience entièrement nouvelle de ne pas trouver ce que nous voulons dans les magasins. Nous n’avions jamais manqué de farine.

  3. François Répondre

    Une chose m’a frappé pendant cette période : c’est l’activité intense des livreurs. À défaut de pouvoir fonctionner sur le marché de Cachan, certains de ses producteurs sont venus livrer leurs clients Arcueillais à leur domicile. Des commerçants auxquels on ne peut aller, car trop loin, ont proposé des services de livraison. Ces pratiques adoptées par nécessité pourraient d’ailleurs se perpétuer… car elles sont bien pratique. C’est peut-être un point négatif dans le bilan carbone de cette séquence.
    Mais n’y aurait-il pas là une activité à développer localement et à l’organiser « durablement », en lien avec les commerçants, les entreprises de la ville… voir peut être aussi avec des marchés que pourrait passer la collectivité (livraison de repas…) ? Ce serait formidable si cela intéressait un entrepreneur social local ! J’ai en tête une expérience développée sur Alfortville : la Cour cyclette qui organise une « logistique du dernier kilomètre » à vélo.

  4. Aboubacar Répondre

    Promouvoir les circuits-courts mais sans léser les foyers modestes. Comment les intégrer et comment les faire bénéficier des bienfaits de cette démarche? Avec quelles arguments peut-on les convaincre?

  5. Bof94 Répondre

    retrouver des zones agricoles en ile de France
    il y a 55 ans il y avait encore une ferme à Arcuell

    • Christophe Répondre

      C’est vrai, beaucoup de maraîchage aussi jusque dans l’après-guerre.

  6. Gabrielle Répondre

    Mais cette crise du Covid-19, nous interpelle une fois de plus (de trop ?) sur la fragilite du systeme economique mondialise, ce geant aux pieds d’argile. Pour beaucoup d’experts, la crise et ses consequences futures nous rappellent l’urgence de renforcer notre autonomie et notre resilience, et donc de relocaliser l’activite economique dans les secteurs essentiels que sont notamment la sante et l’alimentation. Un constat apparemment soutenu par le Ministre wallon de l’Economie et de l’Agriculture, Willy Borsus, qui a fait plusieurs declarations recentes en faveur de la relocalisation de notre agriculture.

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